Accueil : tour de salle rapide. « Qui a déjà Linux sur son ordinateur ? Qui est venu voir à quoi ça ressemble ? » Adapter le rythme à la réponse. Avant de commencer, vérifier sur la machine de démonstration : Linux Mint à jour mais avec quelques mises à jour en attente, Sudoku NON installé, wifi de la salle oublié pour pouvoir refaire la connexion. Le déroulé minuté est dans conducteur.md.
Vous venez d'installer Linux, ou vous êtes simplement curieux : cet atelier est fait pour vous. Aucune connaissance n'est attendue. Le cœur de la soirée, c'est le deuxième temps. À la fin, chacun installe une application de son choix sur sa propre machine.
Le système d'exploitation, c'est le logiciel qui fait tourner l'ordinateur et sur lequel s'installent toutes les autres applications. Vous utilisez déjà Linux sans le savoir : Android repose dessus, comme la plupart des box et des serveurs du web. Rester court : deux minutes. On n'est pas là pour l'histoire du logiciel libre.
« Linux » au sens strict, c'est le noyau. Une distribution l'assemble avec un bureau, des applications et un outil d'installation. Ce soir on utilise Linux Mint, celle que nous installons lors des install parties d'Alpinux. Ce qu'on va voir se retrouve ailleurs, mais les noms des menus changent. Diapo à sauter si on manque de temps.
Le même mot de passe sert à ouvrir la session et aux actions d'administration. À dire dès maintenant, on y reviendra : quand on tape son mot de passe dans le terminal, rien ne s'affiche, pas même des étoiles. C'est normal. Mot de passe oublié : on peut le réinitialiser, mais pas seul quand on débute. Venir en réunion avec la machine.
Le dessin est un schéma : montrer aussitôt chaque zone sur la vraie machine. Le réflexe à installer : ouvrir le menu (ou appuyer sur la touche Super, celle du logo entre Ctrl et Alt) et taper les premières lettres de ce qu'on cherche. « calc » suffit à trouver le tableur, « imp » les imprimantes. Qui vient de Windows retrouve ses habitudes : menu en bas à gauche, horloge en bas à droite.
Démonstration rapide sur le réseau de la salle. Piège : la clé wifi distingue majuscules et minuscules, et confond volontiers le zéro et la lettre O. L'icône en forme d'œil, dans le champ de saisie, affiche ce qu'on tape. Même logique pour le Bluetooth : une icône dans la zone de notification.
Les rubriques sont rangées en quatre familles : Apparence, Préférences, Matériel, Administration. Inutile de les apprendre : la recherche les trouve. La confusion entre Paramètres système et Gestionnaire de logiciels est la première source d'égarement chez les débutants. Deux outils, deux icônes.
Cinq minutes. Faire lentement et dire à voix haute où l'on clique : depuis le fond de la salle, le pointeur ne se voit pas. Agrandir le pointeur et le texte avant la séance si le vidéoprojecteur est petit : Paramètres système → Accessibilité. Plan B si le wifi de la salle ne répond pas : montrer seulement la liste des réseaux, puis passer aux paramètres. La suite demande du réseau : prévoir un partage de connexion depuis un téléphone.
Vérifier la liste sur la machine de démonstration : elle varie un peu d'une version de Mint à l'autre. Les fichiers Word, Excel et PowerPoint s'ouvrent dans LibreOffice. La mise en page d'un document compliqué peut bouger un peu : le dire, plutôt que de le laisser découvrir. Firefox et Thunderbird existent aussi sous Windows : qui les utilisait déjà n'est pas dépaysé, et retrouve ses marque-pages en se connectant à son compte. Transition : il manque un jeu, un logiciel de dessin, un outil précis ? C'est l'objet de la partie suivante.
C'est le changement d'habitude le plus important pour qui vient de Windows : on ne va pas sur le site de l'éditeur télécharger un .exe. On passe par le magasin intégré, le Gestionnaire de logiciels.
L'avantage : un seul endroit pour tout installer, et les mises à jour de toutes les applications arrivent par le même canal que celles du système. Les logiciels du dépôt sont vérifiés par la distribution : c'est ce qui rend le téléchargement « au hasard » sur le web inutile, et plus risqué.
Chercher par besoin, pas seulement par nom : on ne connaît pas encore le nom des logiciels libres. « montage vidéo », « partition », « généalogie » donnent des résultats. La fiche d'une application montre une description, des captures d'écran et les avis des autres utilisateurs : de quoi choisir entre deux logiciels voisins.
C'est la démonstration centrale : cinq minutes, sans se presser. Dans les résultats, choisir « Sudoku » en paquet système. Montrer la fiche — description, captures, avis — avant de cliquer sur Installer. Faire ensuite refaire le geste à une personne du public, avec une autre application de son choix. C'est là que le message passe. Plan B si le réseau lâche pendant le téléchargement : montrer une application déjà installée, sa fiche et son bouton Supprimer, et revenir à l'installation pendant la pratique.
Facultatif pour des débutants : le Gestionnaire de logiciels suffit. Mais beaucoup de tutoriels en ligne donnent ces commandes, autant savoir les lire. Le terminal s'ouvre avec Ctrl+Alt+T. Les lignes qui commencent par # sont des commentaires : elles expliquent, elles ne font rien. Diapo à sauter si on manque de temps.
Sur la fiche d'une application, le gestionnaire indique l'origine proposée et permet parfois de choisir. C'est pourquoi un même logiciel apparaît quelquefois deux fois dans les résultats. Un Flatpak embarque ce dont il a besoin : il est plus volumineux à télécharger. « Et Snap ? » — la question vient de ceux qui ont lu un tutoriel pour Ubuntu. Mint bloque volontairement ce format ; ce n'est pas un bogue, et un équivalent Flatpak existe pour presque tout. Diapo à sauter si on manque de temps.
Démonstration : désinstaller le Sudoku installé tout à l'heure, puis le réinstaller. Voir que l'on peut revenir en arrière rassure plus que n'importe quelle explication. Désinstaller ne supprime pas les documents créés avec l'application.
Les quatre viennent du même réflexe : faire comme sous Windows, ou suivre un tutoriel sans le lire. Un .exe est un programme Windows : il ne se lance pas tel quel. Et ce qu'on installe par le gestionnaire reçoit ses mises à jour avec le reste du système. Un tutoriel a une date et vise une distribution : une commande prévue pour une autre version peut ne rien faire, ou casser quelque chose. En cas de doute, demander en réunion ou sur le forum avant de valider. Certains logiciels Windows tournent grâce à Wine ou à Bottles, mais c'est un sujet pour un autre atelier.
Démonstration : cliquer sur le bouclier, montrer la liste, lancer l'installation. Les états du bouclier : coche verte, tout est à jour ; marque bleue, des mises à jour attendent ; croix rouge, une erreur — réessayer plus tard, et venir en réunion si elle persiste. Contrairement à Windows, rien ne s'impose et rien ne redémarre tout seul au milieu d'un travail : c'est à vous de cliquer. D'où l'habitude à prendre — une fois par semaine, par exemple. Au tout premier lancement, le gestionnaire de mises à jour propose de choisir un miroir local, plus rapide : accepter.
C'est la confusion à lever : Timeshift photographie le système pour pouvoir annuler une mise à jour qui se passe mal. Il ne sauvegarde pas les photos ni les courriers : d'où la copie séparée des fichiers personnels. Pour éteindre : Menu → Quitter → Éteindre. L'appui long sur le bouton coupe le courant sans prévenir ; à réserver au cas où plus rien ne répond.
Distribuer la trousse de premiers secours imprimée : les gestes de ce soir y sont, en images. Pour connaître sa version : Menu → Renseignements sur le système, bouton Copier. On colle le résultat dans son message. Un message d'erreur se recopie mot pour mot, ou se photographie. « Ça ne marche pas » ne permet à personne d'aider.
Laisser cette diapo affichée pendant les questions : c'est celle qu'on photographie. Questions fréquentes à anticiper : « Mon logiciel Windows n'existe pas sous Linux ? » — Chercher l'équivalent par besoin dans le gestionnaire : « dessin », « montage vidéo ». « Faut-il un antivirus ? » — Pas pour un usage courant : les logiciels viennent des dépôts, et les mises à jour bouchent les failles. La prudence face aux courriels frauduleux reste la même que partout. « J'ai cassé quelque chose après une mise à jour. » — Timeshift permet de revenir à un instantané antérieur ; venir en réunion avec la machine.
Pratique : chacun installe une application de son choix sur sa machine — un jeu, par exemple —, avec l'aide des membres présents. Ceux qui n'ont pas encore Linux peuvent refaire les gestes sur la machine de démonstration.